_____Hier soir. Tom n'avait fait que dormir dans le van. Et durant ce trajet, tu n'avais adressé un regard à aucun d'entre nous. Ta main rencontra la mienne à plusieurs reprises. Et pendant que je me laissais emporter par les sons qui sortaient de mon Ipod, ma tête se posa sur ton épaule, et ce jusqu'à notre arrivée. Rien ne fut spontané de ta part. Tu agissais à intervalles réguliers et toujours dans le même ordre. Ton raclement de gorge m'indiquait que d'ici quelques secondes tu poserais ta main sur ma cuisse. Elle y resterait très peu de temps, saisissant ma main la seconde suivante, mêlant tes doigts aux miens un court instant pour finalement retrouver le fond de ta poche. Toute ta soirée fut une invention à la Kaulitz. De ces gestes anodins à ta prestation navrante à cette remise des prix.
Du fond de mon siège en velours pourpre, je restais consternée par la chorégraphie dont tu gratifiais l'assemblée.Vous étiez les invités d'honneur et à mes yeux tu manquais cruellement de sincérité. Ta voix dans mes oreilles, je riais de te voir virevolter de droite à gauche, ton micro collé aux lèvres qui mimaient chaque mot comme si la bande ne tournait pas à ta place. Je sortis bien avant que tu ne termines cette comédie, bien avant ton discours qui sonnerait certainement aussi faux que tu peux l'être. Je me levais dans l'obscurité. J'entendis une fille scander le nom de ton frère alors que je passais la porte. Une cacophonie pour une autre, dans le hall résonaient les cris de celles qui n'avaient pu entrer. Je leur aurais volontiers offert ma place. L'un de tes gorilles m'indiqua une sortie. avant qu'un taxi ne me dépose dans une boite où il était prévu que vous fassiez votre apparition.
Tu me rejoignis l'heure suivante, dans un carré privé où je m'ennuyais déjà fermement. Georg détendit l'atmosphère et commanda à boire pour un régiment. Tu discutais avec un homme à la barbe prononcée et aux cheveux grisonnants. Votre discussion semblait sérieuse et la présence de Gustav à tes côtés renforça mon envie de ne pas m'y joindre. Nos regards se croisèrent alors que je portais à ma bouche ce liquide qui me brûla quelques peu la gorge. Je me détournais de toi, regardant la piste avec envie. J'aurais voulu me mêler à eux, cette foule en bas dont le simple plaisir ce soir était de s'amuser, me sentir proche d'eux l'espace de quelques minutes pour oublier à quel point nous ne le sommes plus. Comme si ton frère avait deviné la moindre de mes pensées, il saisit ma main sous tes yeux.
Du fond de mon siège en velours pourpre, je restais consternée par la chorégraphie dont tu gratifiais l'assemblée.Vous étiez les invités d'honneur et à mes yeux tu manquais cruellement de sincérité. Ta voix dans mes oreilles, je riais de te voir virevolter de droite à gauche, ton micro collé aux lèvres qui mimaient chaque mot comme si la bande ne tournait pas à ta place. Je sortis bien avant que tu ne termines cette comédie, bien avant ton discours qui sonnerait certainement aussi faux que tu peux l'être. Je me levais dans l'obscurité. J'entendis une fille scander le nom de ton frère alors que je passais la porte. Une cacophonie pour une autre, dans le hall résonaient les cris de celles qui n'avaient pu entrer. Je leur aurais volontiers offert ma place. L'un de tes gorilles m'indiqua une sortie. avant qu'un taxi ne me dépose dans une boite où il était prévu que vous fassiez votre apparition.
Tu me rejoignis l'heure suivante, dans un carré privé où je m'ennuyais déjà fermement. Georg détendit l'atmosphère et commanda à boire pour un régiment. Tu discutais avec un homme à la barbe prononcée et aux cheveux grisonnants. Votre discussion semblait sérieuse et la présence de Gustav à tes côtés renforça mon envie de ne pas m'y joindre. Nos regards se croisèrent alors que je portais à ma bouche ce liquide qui me brûla quelques peu la gorge. Je me détournais de toi, regardant la piste avec envie. J'aurais voulu me mêler à eux, cette foule en bas dont le simple plaisir ce soir était de s'amuser, me sentir proche d'eux l'espace de quelques minutes pour oublier à quel point nous ne le sommes plus. Comme si ton frère avait deviné la moindre de mes pensées, il saisit ma main sous tes yeux.
« Viens. On va les rejoindre. »
Et la robe que tu m'avais offerte quelques mois auparavant virevolta un long moment. Je me déhanchais au milieu de tout ces corps en sueur. Tom me tint compagnie quelques minutes avant que ses lèvres n'entrent en contact avec celles d'une jolie rousse. L'alcool faisait son effet et je me pris à penser qu'elle avait de la chance. Quant bien même ton frère m'aurait attiré, je t'appartenais. D'ailleurs je t'aperçus, accoudé au balcon, portant un verre à ta bouche. Tu gardais un oeil sur ton frère. Ou était-ce bien moi qui retenais ton attention ? Tom délaissa sa conquête pour me rejoindre au centre de la piste. Il se colla à moi sensuellement et je pu sentir ta vigilance redoubler à mon égard. Ton jumeau murmura à mon oreille des phrases que tu n'entendrais jamais et s'éloigna en direction du bar.
Une heure et quelques verres plus tard, tu me retrouvais à rire aux éclats assise sur les genoux d'un grand blond aux allures de surfeurs. Nos yeux se posèrent sur toi et je ris de plus belle. Et le voila celui dont les lèvres me tentaient. Je ne sais pas si ce fut ta soi-disant fatigue ou bien la vision de ce dernier s'aventurant dans mon cou qui te fit réagir. Le trajet retour se fit à nouveau dans le silence, à la simple différence d'un Tom plus éveillé que jamais, de ma tête sur l'épaule de Georg et d'une main qui resta dans ta poche le long du chemin. Nous fûmes les premiers à nous engouffrer dans l'hôtel, quelques mètres séparant l'un et l'autre.
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« - Pourquoi on part si tôt Bill ?
- C'est comme ça c'est tout.
- On riait de toi hier tu sais.
- Parce que je te fais rire maintenant ?
- Je lui ai raconté ta pitoyable prestation sur scène.
- Arrêtes.
- Il m'as demandé pourquoi je parlais de toi au masculin.
- Fermes-la.
- Je ne t'aime plus Bill. Et tu ne dois plus t'aimer beaucoup non plus.
Si tes fans te voyaient tel que tu es vr... »
La paume de ta main vient s'écraser violemment sur ma joue. Ta façon de mettre un terme à cette dispute sans doute. Je t'observe avec mépris la sentant déjà s'empourprer sous mes doigts. Alors que le coin de ma lèvre commence à saigner, tu t'éloignes de moi et entres en trombe dans la salle de bain. Je t'y rejoins et t'y trouve au sol, le dos contre le mur carrelé, tes genoux ramenés contre ta poitrine. Je n'hésite pas à t'ignorer et passe de l'eau sur mon visage. A mon grand étonnement des larmes coulent le long de tes joues. Je te croyais incapable de pleurer, incapable d'avoir la moindre émotion, incapable de te sentir mal dans la vie que tu t'es toi même crée, incapable de faiblesse au point de poser la main sur moi. Un sourire narquois se dessine sur mes lèvres. Je ris de te voir si misérable, le grand Bill Kaulitz sans son pied d'estale ? Je tourne les talons et sors de la pièce, de la suite, pour atterrir dans le couloir. Une fois seule, je me laisse aller à pleurer et me dirige machinalement vers la chambre de ton frère. Il ne dit rien et me laisse entrer avant de s'approcher de moi une fois la porte refermée. Je me cale dans ses bras et les larmes coulent de plus belle. Tom comprend mon silence et ne cherche en rien à le briser. Il me laisse me calmer et décider du moment opportun.
« - Merci.
- Tss. J'ai rien fait à part te servir d'éponge.
- C'est déjà beaucoup. »
- Tss. J'ai rien fait à part te servir d'éponge.
- C'est déjà beaucoup. »
Tom est resté quelqu'un de bien, malgré son penchant pour les histoires sans lendemain. Le succès n'a pas eu les mêmes conséquences sur vous deux. Il est des jours où je me dis que je n'aurais pas du croiser ton chemin. Cependant, sans toi, Tom et moi ne serions pas ce que nous sommes aujourd'hui l'un pour l'autre et je l'aime comme un frère. Tom positive à chaque instant, croque la vie à pleines dents, reste naturel quoi qu'il arrive, prête toujours attention aux siens - moi entre autres - en toutes circonstances. Tom me fait rire avec ses dreads bien trop longues, ses pantalons qui resteraient encore trop grands si j'en passais un avec lui, ses techniques de dragues réputées infaillibles - et elles le sont - sa voix lorsqu'il tente de t'imiter, sa spontaneité, le plaisir qu'il prend à me critiquer, le rire qu'il pousse quand je fais de même, sa tendresse lorsque je ne suis pas bien, ses je t'aime qu'il prononce à tout va. Il compense quelque part ce que je n'ai plus. Et c'est peut être une des raisons pour lesquelles je suis encore avec toi, pour lesquelles je suis encore là, parce que Tom m'aide à tenir, me rassure. Tom est un optimiste né et adopte la philosophie du tout fini toujours pas s'arranger. Il me semble que toi & moi sommes un cas désespéré. Je suis toujours dans ses bras. Les miens sont pendus à son cou et il me caresse silencieusement les cheveux.
« - Zoïa tu te souviens de ce que je t'ai dis hier soir ?
- Quoi ? Maintenant ?
- Tout de suite »
