Tu traverses le hall d'un pas pressé. La réceptionniste te salue. Tu ne prends même pas la peine de lui répondre. Tu te retournes. Comme pour vérifier que je suis encore là. Oui. Je te suis, docile, entre avec toi dans l'ascenseur. Tu essaies tant bien que mal de te rappeler ton étage. Ma main frôle la tienne. Je la repousse et appuie sur le bouton du troisième. Tu ne me remercies pas. Tu te contentes de hausser et les épaules et de mettre cet oubli sur le compte de l'alcool. Je ne dis rien jusqu'à ce que les portes se réouvrent. Je me souviens de notre rencontre. Je me souviens qu'on se croisait souvent sans pour autant se parler. Je me souviens de celui de nous deux qui fit le premier pas. Toi. J'étais comme fascinée par ton assurance. J'écoutais ta voix abimée par ton rythme de vie. Je buvais tes paroles, me mordais dejà l'inférieure de désir au bout de quelques jours.
Nous nous engouffrons l'un après l'autre dans la suite. Nos chemins se séparent. Tu écoutes ton répondeur tandis que je m'aventure dehors pour fumer. Je t'entend reposer le combiné sans aucune douceur - quand bien même tu ne sois pas énervé, tu le reposes toujours avec fracas. Tu ôtes ta veste alors que le plaisir d'une dernière bouffée atteint mes lèvres. Je te rejoins dans la salle de bain. Tu t'affaires devant ton lavabo. Nos reflets s'observent furtivement, un face à face qui n'en est pas vraiment un. J'y met un terme, passe une main dans mes cheveux avant de m'en aller en te tournant le dos. J'attends que tu ai fini pour y retourner. Je me laisse tomber sur notre lit et somnole, bercée par l'eau de ta douche. Je me souviens de notre jeu : un jour je te veux, l'autre tu n'es plus rien. Qui aurait cru que tu flancherais si rapidement. Je me souviens de toi me plaquant contre un mur sans pour autant en profiter, faisant monter le désir. Je me souviens de ton corps se collant au mien et ton souffle brûlant sur mon visage. Les premières caresses, la douceur de ta peau sous mes lèvres, nos sens éveillés au seul contact de l'autre, tes yeux dans les miens, nos corps ne faisant qu'un. Je me souviens de ces six mois de bonheur.
J'ouvre les yeux au moment où j'aurais du les fermer. Ta serviette est nouée autour de la taille, ton torse encore humide, et tu me regardes de tes grands yeux noisettes. Tu n'attends plus rien de moi. Et pourtant je te rejoins, me rapproche de l'inaccessible et colle mon corps au tien. Je pose une main dans ta nuque et enfouis mon visage dans ton cou où ma voix maladroite t'implore de me pardonner pour ce soir. Tu ne bouges pas. Je ne me fais plus d'illusions jusqu'à ce que tu t'empares de mes lèvres. Je m'abandonne à toi m'enivrant de ton parfum, profitant de ta douceur soudaine à mon égard. Tu me pardonnes entièrement d'avoir été tentée par un autre, d'avoir frôlé ce point de non retour. Je met fin à notre accolade pour rejoindre la salle de bain. Je ne ferme pas la porte. Je la laisse entreouverte comme signe que les hostilités sont terminées. Tu ne tardes pas à la pousser alors que ma robe tombe au sol. Tu m'observes avec envie jusqu'à ce que je disparaisse dans la douche. Tu ne me rejoindras pas. Tu n'étais venu que pour te rincer l'oeil. J'entend la porte se refermer alors que l'eau ruisselle sur moi. M'en voudrais-tu encore ? Je prolonge notre séparation avant de te rejoindre dans l'autre pièce. Je m'écroule près de toi nullement gênée par ma nudité. Ne connais tu pas chaque parcelle de moi ? Dans ce corps à corps avec les draps, je t'offre un semi-sourire. La nuit nous appartient. Tu ne dis rien. Il est des moment à ne pas gâcher. Mais je me lasse de ce silence. Je préfèrerais encore que tes paupières soient closes et que tu ronfles bruyamment. Je me consolerais en me disant qu'au moins un son sortirait de toi. Il n'en est rien et je finis par te tourner le dos.
Je me souviens ta carrière montante. Je me souviens de ton égo grandissant. Je me souviens aussi de me complaire là dedans, ton assurance accrue amplifiant mon désir et mon amour pour toi. Je me souviens de tout ça. Je me souviens de nos premiers je t'aime prononcés du bout des lèvres. Je me souviens de notre amour officialisé. Je me remémore cette phrase que tu m'avais murmuré - Maintenant on peut le crier au monde entier - avant de hurler à quel point tu m'aimais. Je me souviens avoir fait de même. Je sens ton souffle aléatoire sur ma nuque. Je devine que tu ne dors pas. Et ton bras entourant ma taille me donne raison. Tu te rapproches et poses partiellement ta tête sur mon oreiller. Tu as besoin de ma présence comme moi de la tienne mais tu ne m'aimes plus. Et moi non plus. Notre amour meurt jour après jour. Nous jouons le jeu de ne pas le voir. Et dans cette comédie nocturne, tu t'endors contre moi dans une dernière étreinte. Oui. Ce dont je ne me souviens pas c'est de la manière dont nous en sommes arrivés là. Oui. Je t'aimais.
Nous nous engouffrons l'un après l'autre dans la suite. Nos chemins se séparent. Tu écoutes ton répondeur tandis que je m'aventure dehors pour fumer. Je t'entend reposer le combiné sans aucune douceur - quand bien même tu ne sois pas énervé, tu le reposes toujours avec fracas. Tu ôtes ta veste alors que le plaisir d'une dernière bouffée atteint mes lèvres. Je te rejoins dans la salle de bain. Tu t'affaires devant ton lavabo. Nos reflets s'observent furtivement, un face à face qui n'en est pas vraiment un. J'y met un terme, passe une main dans mes cheveux avant de m'en aller en te tournant le dos. J'attends que tu ai fini pour y retourner. Je me laisse tomber sur notre lit et somnole, bercée par l'eau de ta douche. Je me souviens de notre jeu : un jour je te veux, l'autre tu n'es plus rien. Qui aurait cru que tu flancherais si rapidement. Je me souviens de toi me plaquant contre un mur sans pour autant en profiter, faisant monter le désir. Je me souviens de ton corps se collant au mien et ton souffle brûlant sur mon visage. Les premières caresses, la douceur de ta peau sous mes lèvres, nos sens éveillés au seul contact de l'autre, tes yeux dans les miens, nos corps ne faisant qu'un. Je me souviens de ces six mois de bonheur.
J'ouvre les yeux au moment où j'aurais du les fermer. Ta serviette est nouée autour de la taille, ton torse encore humide, et tu me regardes de tes grands yeux noisettes. Tu n'attends plus rien de moi. Et pourtant je te rejoins, me rapproche de l'inaccessible et colle mon corps au tien. Je pose une main dans ta nuque et enfouis mon visage dans ton cou où ma voix maladroite t'implore de me pardonner pour ce soir. Tu ne bouges pas. Je ne me fais plus d'illusions jusqu'à ce que tu t'empares de mes lèvres. Je m'abandonne à toi m'enivrant de ton parfum, profitant de ta douceur soudaine à mon égard. Tu me pardonnes entièrement d'avoir été tentée par un autre, d'avoir frôlé ce point de non retour. Je met fin à notre accolade pour rejoindre la salle de bain. Je ne ferme pas la porte. Je la laisse entreouverte comme signe que les hostilités sont terminées. Tu ne tardes pas à la pousser alors que ma robe tombe au sol. Tu m'observes avec envie jusqu'à ce que je disparaisse dans la douche. Tu ne me rejoindras pas. Tu n'étais venu que pour te rincer l'oeil. J'entend la porte se refermer alors que l'eau ruisselle sur moi. M'en voudrais-tu encore ? Je prolonge notre séparation avant de te rejoindre dans l'autre pièce. Je m'écroule près de toi nullement gênée par ma nudité. Ne connais tu pas chaque parcelle de moi ? Dans ce corps à corps avec les draps, je t'offre un semi-sourire. La nuit nous appartient. Tu ne dis rien. Il est des moment à ne pas gâcher. Mais je me lasse de ce silence. Je préfèrerais encore que tes paupières soient closes et que tu ronfles bruyamment. Je me consolerais en me disant qu'au moins un son sortirait de toi. Il n'en est rien et je finis par te tourner le dos.
Je me souviens ta carrière montante. Je me souviens de ton égo grandissant. Je me souviens aussi de me complaire là dedans, ton assurance accrue amplifiant mon désir et mon amour pour toi. Je me souviens de tout ça. Je me souviens de nos premiers je t'aime prononcés du bout des lèvres. Je me souviens de notre amour officialisé. Je me remémore cette phrase que tu m'avais murmuré - Maintenant on peut le crier au monde entier - avant de hurler à quel point tu m'aimais. Je me souviens avoir fait de même. Je sens ton souffle aléatoire sur ma nuque. Je devine que tu ne dors pas. Et ton bras entourant ma taille me donne raison. Tu te rapproches et poses partiellement ta tête sur mon oreiller. Tu as besoin de ma présence comme moi de la tienne mais tu ne m'aimes plus. Et moi non plus. Notre amour meurt jour après jour. Nous jouons le jeu de ne pas le voir. Et dans cette comédie nocturne, tu t'endors contre moi dans une dernière étreinte. Oui. Ce dont je ne me souviens pas c'est de la manière dont nous en sommes arrivés là. Oui. Je t'aimais.
Je m'appelle Zoia K.
Malheureusement, je me trouve être la petite amie de Bill Kaulitz.
Malheureusement, je me trouve être la petite amie de Bill Kaulitz.
