☆☆☆

☆☆☆
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Ceci sera une fiction sur Tokio Hotel.
Je ne suis pas une fan. Je les admire un peu c'est vrai.
Mais l'écriture dépasse tout ça. Ils m'inspirent.
Et ceci sera ma fiction. Un point c'est tout.
Lisez la. Comprenez la. Rêvez la. Commentez la.
Aimez la. Detestez la. Imaginez la. Ressentez la.

Mrs K.


Tu peux me noter ici, et par ici
Ajoutes moi à tes amis si tu veux être prévenue et fais le moi savoir.
Sans ça, je n'accepte pas.
J'accepte les pubs sur cet article. Je fais le tri mais j'aime lire de nouvelles fictions.
- Hoy-me-voy@hotmail.fr -

# Posté le lundi 21 avril 2008 17:00
Modifié le mercredi 07 mai 2008 11:40

Ein.

Ein.
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Sur un air de -M- et Sean Lennon.


Tu traverses le hall d'un pas pressé. La receptionniste te salue. Tu ne prends même pas la peine de lui répondre. Tu te retournes. Comme pour vérifier que je suis encore là. Oui. Je te suis, docile, entre avec toi dans l'ascenseur. Tu essaies tant bien que mal de te rappeller ton étage. Ma main frôle la tienne. Je la repousse et appuie sur le bouton du troisième. Tu ne me remercies pas. Tu te contentes d'hausser et les épaules et de mettre cet oubli sur le compte de l'alcool. Je ne dis rien jusqu'à ce que les portes se réouvrent. Nous nous engouffrons l'un après l'autre dans la suite. Nos chemins se séparent. Tu écoutes ton répondeur tandis que je m'aventure dehors pour fumer. Je t'entend reposer le combiné sans aucune douceur - quand bien même tu ne sois pas enervé, tu le reposes toujours avec fracas. Tu ôtes ta veste alors que le plaisir d'une dernière bouffée atteint mes lèvres. Je te rejoins dans la salle de bain. Tu t'affaires devant ton lavabo. Nos reflets s'observent furtivement, un face à face qui n'en est pas vraiment un. J'y met un terme, passe une main dans mes cheveux avant de m'en aller en te tournant le dos. J'attend que tu ai fini pour y retourner. Je me laisse tomber sur notre lit et somnole, bercée par l'eau de ta douche. J'ouvre les yeux au moment où j'aurais du les fermer. Ta serviette est nouée autour de la taille, ton torse encore humide, et tu me regardes de tes grands yeux noisettes. Tu n'attends plus rien de moi. Et pourtant je te rejoins, me rapproche de l'inaccessible et colle mon corps au tien. Je pose une main dans ta nuque et enfouis mon visage dans ton cou où ma voix maladroite t'implore de me pardonner pour ce soir. Tu ne bouges pas. Je ne me fais plus d'illusions jusqu'à ce que tu t'empares de mes lèvres. Je m'abandonne à toi m'enivrant de ton parfum, profitant de ta douceur soudaine à mon égard. Tu me pardonnes entièrement d'avoir été tentée par un autre, d'avoir frôlé ce point de non retour. Je met fin à notre accolade pour rejoindre la salle de bain. Je ne ferme pas la porte. Je la laisse entreouverte comme signe que les hostilités sont terminées. Tu ne tardes pas à la pousser alors que ma robe tombe au sol. Tu m'observes avec envie jusqu'à ce que je disparaisse dans la douche. Tu ne me rejoindras pas. Tu n'étais venu que pour te rincer l'oeil. J'entend la porte se refermer alors que l'eau ruisselle sur moi. M'en voudrais-tu encore ? Je prolonge notre séparation avant de te rejoindre dans l'autre pièce. Je m'écroule près de toi nullement genée par ma nudité. Ne connais tu pas chaque parcelle de moi ? Dans ce corps à corps avec les draps, je t'offre un semi-sourire. La nuit nous appartient. Tu ne dis rien. Il est des moment à ne pas gâcher : cette contemplation par exemple. Mais je me lasse de ce silence. Je préfèrerais encore que tes paupières soient closes et que tu ronfles bruyamment. Je me consolerais en me disant qu'au moins un son sortirait de toi. Il n'en est rien et je finis par te tourner le dos.


Je me souviens de notre rencontre. Je me souviens qu'on se croisait souvent sans pour autant se parler. Je me souviens de celui de nous deux qui fit le premier pas. Toi. J'étais comme fascinée par ton assurance. J'écoutais ta voix abimée par ton rythme de vie. Je buvais tes paroles, me mordais dejà l'inférieure de désir au bout de quelques jours. Je me souviens de notre jeu : un jour je te veux, l'autre tu n'es plus rien. Qui aurait cru que tu flancherais si rapidement. Je me souviens de toi me plaquant contre un mur sans pour autant en profiter, faisant monter le désir. Je me souviens de ton corps se collant au mien et ton souffle brûlant sur mon visage. Les premières caresses, la douceur de ta peau sous mes lèvres, nos sens éveillés au seul contact de l'autre, tes yeux dans les miens, nos corps ne faisant qu'un. Je me souviens de ces six mois de bonheur. Je me souviens ta carrière montante. Je me souviens de ton égo grandissant. Je me souviens aussi de me complaire là dedans, ton assurance accrue amplifiant mon désir et mon amour pour toi. Je me souviens de tout ça. Je me souviens de nos premiers je t'aime prononcés du bout des lèvres. Je me souviens de notre amour officialisé. Je me remémore cette phrase que tu m'avais murmuré - Maintenant on peut le crier au monde entier - avant d'hurler à quel point tu m'aimais. Je me souviens avoir fait de même. Oui. Je t'aimais.


Je sens ton souffle aléatoire sur ma nuque. Je devine que tu ne dors pas. Et ton bras entourant ma taille me donne raison. Tu te rapproches et poses partiellement ta tête sur mon oreiller. Tu as besoin de ma présence comme moi de la tienne mais tu ne m'aimes plus. Et moi non plus. Notre amour meurt jour après jour. Nous jouons le jeu de ne pas le voir. Et dans cette comédie nocturne, tu t'endors contre moi dans une dernière étreinte. Oui. Ce dont je ne me souviens pas c'est de la manière dont nous en sommes arrivés là.



Je m'appelle Zoïa K., 18 ans. Et malheureusement, je me trouve être la petite amie de Bill Kaulitz.



•●•


Un Avis ?

Mrs K.
# Posté le samedi 26 avril 2008 00:50
Modifié le dimanche 18 mai 2008 08:43

Zwei.

Zwei.
Sur un air de Duffy.
But you got to understand
That I need a man
Who can take my hand, yes I do




Les nuits sont toujours paisibles à tes côtés. Je finis sur le dos, toi sur le ventre et l'une de tes mains passe la nuit entre ma poitrine et mon nombril tandis que l'autre frôle le sol de la chambre. Nos membres trouvent naturellement leurs places habituelles. A mon réveil je retrouve le poids d'une de tes jambes sur l'une des miennes.



Je me souviens de ce jour en Juillet. Il va sans dire que tu dormais encore avec ta bouche grande ouverte. Même endormi tu ne peux pas tempêcher de l'ouvrir. La chaleur estivale avait envahie la chambre - Ritzienne - et le drap qui nous servait de couverture suffisait amplement. Tu t'agitas, tu scillas avant de tourner ta tête de l'autre côté. Ta main quitta mon corps. Je changeais de place en posant ma tête délicatement sur ton échine. Tu restas endormi et je me pris à révasser mon corps en angle droit contre le tien. Je te fixais de dos pendant quelques minutes. Puis je roulais le long du lit et enfilais l'un de tes caleçons. Je rajoutais l'un des mes marcels à cette tenue improvisée. Tu ne te réveillas pas avant seize heures. J'eu le temps de m'abrutir devant la télévision, de parfaire mon maquillage, de manger en compagnie de ton frère et de revenir me nicher dans ton cou. Je passa une main dans tes cheveux, je fis glisser mes doigts d'un tatouage à un autre - jusqu'à la liberté 89 - je te caressais le nez, posais amoureusement mes lèvres sur ta barbe naissante. Tu t'éveillas doucement à mon odeur Diesel. Tu ne dis rien pour faire durer le plaisir mais ton sourire te trahit et dans un geste qui me fis sursauter tu m'emprisonnas dans tes bras. Tes cheveux sentaient encore le tabac - froid - d'une discothèque trop bondée où nous avions passés la soirée. Ta voix éraillée prononçait des mots doux au creux de mon oreille et tu fis glisser ta main le long de mon entrejambe. Aucun de nous ne savait que ce soir là, nous nous disputerions, pour la première fois et en aucun cas la dernière, commençant à briser cette osmose qui à cet instant faisait de nous un couple heureux.



Ce matin tu ne te réveilles pas avant midi et tes premiers mots révèlent ton humeur du jour. Tu me remercies de t'avoir réveillé avec - faute d'un autre divertissement Bill - mon emission à la con. Tu ne m'accordes rien d'autre. Tu disparais dans la salle de bain et en ressors après une eternité. Tu ne sors plus jamais mal rasé, mal coiffé, pas maquillé. Je ne précise pas mal-habillé car je déteste ton style vestimentaire du moment. On parle peu, on s'évite. Quelques sourires hypocrites se dessinent sur nos lèvres. Il est plus d'une heure quand nous passons la porte du restaurant. Certains nous accordent un regard. Les autres picorent dans leurs assiettes sans se soucier de notre présence. La salle est à moitié vide et presque silencieuse. Je dis presque silencieuse parce que je perçois déjà dès l'entrée les pitreries de ton frère. Tom a posé ses fesses au fond et s'amuse, une cuillère en équilibre sur le bout de son nez. De là où nous sommes, Georg nous tourne le dos et ses mouvements d'épaules trahissent son amusement face à ton jumeau. Tu me fais signe d'avancer et te mentant à nouveau à toi même tu saisis ma main en chemin. Dans cette mascarade, je te donne la réplique et entrelace nos doigts. L'illusion semble parfaite alors que ton frère pose les yeux sur nous. Tu le salues de ta main libre, me lâches et t'asseois à sa droite. Même tes gestes tendres envers ton jumeau ont disparus. Je compense un peu en lui offrant une étreinte avec ma petite personne. Je fais de même avec Georg et prend place près de lui. Gustav n'est pas ici. Et je me dis que c'est tant mieux. Je n'aime pas Gustav. Et Gustav ne m'aime pas. Tu ne manges presque pas, rien n'étant assez bon pour ton estomac de star. Tu discutes avec ton frère qui lui satisferait bien sa faim de ton assiette à peine entamée. Tu m'ignores autant que je le fais. Je te regarde fier et tellement intouchable et reste sereine de ne rien te devoir. Je sens cette propension à nous supporter l'un et l'autre. Elle s'use, elle fatigue. Je ne t'aime plus mais je peux encore te désirer. Et pourtant j'ai besoin de toi, j'ai besoin de ma main dans la tienne. Again. Je pourrais te quitter et toi aussi. L'un comme l'autre n'ose franchir ce cap, effrayé de ce qu'il y aura après. Je redoute ce vide qui m'attendra, parce que tu es ma vie. Tom et Georg le sont aussi à des degrès différents. Je ne veux me résoudre à retrouver une vie que j'ai si facilement laissée pour toi. Tu redoutes de perdre la stabilité et d'agir comme ton frère le fais. Si lui s'y complais, tu ne le supporterais pas. Tu as peur de décevoir tes fans en t'affichant comme briseur de coeur. Bien qu'elles jubileraient de me voir écarter de ton lit. Tu ne veux pas que l'on te soupçonne à nouveau d'avoir des penchants pour un tiers du même sexe que le tien. Tu ne veux pas perdre l'auréole d'un homme comblé, si parfaitement parfait qu'avec une fille ça peut durer.


Georg : Tes valises sont commencées Zoïa ?
Moi : Mes valises ? Pourquoi mes valises ?
Georg : Tu sais bien qu'on rentre à Hambourg demain matin.


Pardon ? Mon regard se pose sur toi mais tu évites de le croiser. Tu te râcles la gorge signe que tu veux en parler plus tard. Je savais que Paris ne durerait pas mais de là à n'y rester que deux jours. Et j'affectionnais tellement cette ville qu'un jour tu m'avais promi de m'y emmener et de la découvrir ensemble. Demi-mensonge. Mais ai-je réellement le choix ? J'offre aux deux autres mon plus beau sourire avant de quitter la table. Je ne t'accordes aucun regard. Je sors du restaurant, ondulant des hanches sachant bien que tu me regardes. Tu me rejoins dans notre chambre au bout de d'un quart d'heure. Je t'attend patiemment sur le lit. Je t'observe, en appui sur mes avant-bras. Je me lève, m'approche, et plante mes yeux dans les tiens. Comptais tu me prévenir à l'arrivée ? Une envie insolente de vengeance traverse mon esprit. Je voudrais appuyer là où ça fait mal, que ça te presse le coeur, à supposer que tu en ai toujours un.


•●•


Un Avis ?

Tu peux me noter ici

Mrs K.


Un jour j'écrirais une fiction. Une bonne fiction hein entendons nous bien.
L'héroine sera une groupie sans cervelle qui se pique de croire qu'ils lui appartiennent. Par hasard dans la rue, elle trouvera une place de concert - Oh tiens Tokio Hotel - et quelle coincidence puisqu'elle les aime. Elle arrivera au premier rang et chantera pendant la seule chanson qu'elle connait. Bill croisera son regard et tombera éperdument amoureux d'elle. En deux jours, elle aura le temps de devenir sa petite amie. Le lendemain il lui dira qu'il l'aime et qu'il ne peux plus vivre sans elle. Au bout d'une semaine il finira par la demander en mariage. Elle acceptera bien qu'entre temps, elle se sera tapé Tom - mais Bill lui aura pardonné au bout d'un heure - Elle sera devenue la meilleure amie de Georg après qu'ils se soient parlés une fois en tout et pour tout. Pour finir, elle présentera à Gustav son âme soeur qui n'est un autre que - Oh que ça tombe bien - sa meilleure amie. Pratique. Oui une bonne fiction je vous l'ai dis.


Et certains lisent ce genre de fictions qui n'ont ni-queue-ni-tête. Au dela de la façon d'écrire - chacun la sienne - je pense qu'une fiction doit avoir un minimum de bon sens, un soupçon de réel tant qu'à faire.
Mais ils sont seuls juges et tout les goûts sont dans la nature après tout.
Quant à moi désolé mais je ne les comprends décidement pas.

Sur ce, l'inspiration fuse et j'écris les premières lignes d'un nouveau chapitre.
Bis bald.

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# Posté le samedi 26 avril 2008 13:42
Modifié le dimanche 18 mai 2008 08:49

Drei.

Drei.
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Sur un fond de Groove Armada
My song du moment.


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Hier soir. Tom n'avait fait que dormir dans le van. Et durant ce trajet, tu n'avais adressé un regard à aucun d'entre nous. Ta main rencontra la mienne à plusieurs reprises. Et pendant que je me laissais emporter par les sons qui sortaient de mon Ipod, ma tête se posa sur ton épaule, et ce jusqu'à notre arrivée. Rien ne fut spontané de ta part. Tu agissais à intervalles réguliers et toujours dans le même ordre. Ton râclement de gorge m'indiquait que d'ici quelques secondes tu poserais ta main sur ma cuisse. Elle y resterait très peu de temps, saisissant ma main la seconde suivante, mélant tes doigts aux miens un court instant pour finallement retrouver le fond de ta poche. Toute ta soirée fut une invention à la Kaulitz. De ces gestes anodins à ta prestation navrante à cette remise des prix. Du fond de mon siège en velours pourpre, je restais consternée par la chrorégraphie dont tu gratifiais l'assemblée.Vous étiez les invités d'honneur et à mes yeux tu manquais cruellement de sincérité. Ta voix dans mes oreilles, je riais de te voir virevolter de droite à gauche, ton micro collé aux lèvres qui mimaient chaque mot comme si la bande ne tournait pas à ta place. Je sortis bien avant que tu ne termines cette comédie, bien avant ton discours qui sonnerait certainement aussi faux que tu peux l'être. Je me levais dans l'obscurité. J'entendis une fille scander le nom de ton frère alors que je passais la porte. Une cacophonie pour une autre, dans le hall résonaient les cris de celles qui n'avaient pu entrer. Je leur aurais volontiers offert ma place. L'un de tes gorilles m'indiqua une sortie. avant qu'un taxi ne me dépose dans une boite où il était prévu que vous fassiez votre apparition. Tu me rejoignis l'heure suivante, dans un carré privé où je m'ennuyais déjà fermement. Georg détendit l'atmosphère et commanda à boire pour un régiment. Tu discutais avec un homme à la barbe prononcée et aux cheveux grisonnants. Votre discussion semblait sérieuse et la présence de Gustav à tes côtés renforça mon envie de ne pas m'y joindre. Nos regards se croisèrent alors que je portais à ma bouche ce liquide qui me brûla quelques peu la gorge. Je me détournais de toi, regardant la piste avec envie. J'aurais voulu me méler à eux, cette foule en bas dont le simple plaisir ce soir était de s'amuser, me sentir proche d'eux l'espace de quelques minutes pour oublier à quel point nous ne le sommes plus. Comme si ton frère avait deviné la moindre de mes pensées, il saisit ma main sous tes yeux.


Tom : Viens. On va les rejoindre.



Et la robe que tu m'avais offerte quelques mois auparavant virevolta un long moment. Je me déhanchais au milieu de tout ces corps en sueur. Tom me tint compagnie quelques minutes avant que ses lèvres n'entrent en contact avec celles d'une jolie rousse. L'alcool faisait son effet et je me pris à penser qu'elle avait de la chance. Quant bien même ton frère m'aurait attiré, je t'appartenais. D'ailleurs je t'apercu, accoudé au balcon, portant un verre à ta bouche. Tu gardais un oeil sur ton frère. Ou était-ce bien moi qui retenais ton attention ? Tom délaissa sa conquête pour me rejoindre au centre de la piste. Il se colla à moi sensuellement et je pu sentir ta vigilance redoubler à mon égard. Ton jumeau murmura à mon oreille des phrases que tu n'entendrais jamais et s'éloigna en direction du bar. Une heure et quelques verres plus tard, tu me retrouvais à rire aux éclats assise sur les genoux d'un grand blond aux allures de surfeurs. Nos yeux se posèrent sur toi et je ris de plus belle. Et le voila celui dont les lèvres me tentaient. Je ne sais pas si ce fut ta soi-disant fatigue ou bien la vision de ce dernier s'aventurant dans mon cou qui te fit réagir. Le trajet retour se fit à nouveau dans le silence, à la simple différence d'un Tom plus éveillé que jamais, de ma tête sur l'épaule de Georg et d'une main qui resta dans ta poche le long du chemin. Nous fûmes les premiers à nous engouffrer dans l'hôtel, quelques mêtres séparant l'un et l'autre.



_


Moi : Pourquoi on part si tôt Bill ?
Bill : C'est comme ça c'est tout.


Moi : On riait de toi hier tu sais.
Bill : Parce que je te fais rire maintenant ?
Moi : Je lui ai raconté ta pitoyable prestation sur scène.
Bill : Arrêtes.
Moi : Visiblement il ne te conaissait pas. Et j'ai ris parce qu'il m'as demandé pourquoi je parlais de toi au masculin.
Bill : Fermes-la.
Moi : Je ne t'aime plus Bill. Et tu ne dois plus t'aimer beaucoup non plus. Si tes fans te voyaient tel que tu es vr...



La paume de ta main vient s'écraser violemment sur ma joue, ta façon de mettre un terme à cette dispute sans doute. Je t'observe avec mépris la sentant déjà s'empourprer sous mes doigts. Alors que le coin de ma lèvre commence à saigner, tu t'éloignes de moi et entres en trombe dans la salle de bain. Je t'y rejoins et t'y trouve au sol, le dos contre le mur carrelé, tes genoux ramenés contre ta poitrine. Je n'hésite pas à t'ignorer et passe de l'eau sur mon visage. A mon grand étonnement des larmes coulent le long de tes joues. Je te croyais incapable de pleurer, incapable d'avoir la moindre émotion, incapable de te sentir mal dans la vie que tu t'es toi même crée, incapable de faiblesse au point de poser la main sur moi. Un sourire narquois se dessine sur mes lèvres. Je ris de te voir si misèrable, le grand Bill Kaulitz sans son pied d'estale ? Je tourne les talons et sors de la pièce, de la suite, pour atterir dans le couloir. Une fois seule, je me laisse aller à pleurer et me dirige machinalement vers la chambre de ton frère. Il ne dit rien et me laisse entrer avant de s'approcher de moi une fois la porte refermée. Je me cale dans ses bras et les larmes coulent de plus belle. Tom comprend mon silence et ne cherche en rien à le briser. Il me laisse me calmer et décider du moment opportun.



Moi : Merci.
Tom : Tatata. J'ai rien fait à part te servir d'éponge.
Moi : C'est déjà beaucoup.


Tom est resté quelqu'un de bien, malgré son penchant pour les histoires sans lendemain. Le succès n'a pas eu les mêmes conséquences sur vous deux. Il est des jours où je me dis que je n'aurais pas du croiser ton chemin. Cependant, sans toi, Tom et moi ne serions pas ce que nous sommes aujourd'hui l'un pour l'autre et je l'aime comme un frère. Tom positive à chaque instant, croque la vie à pleines dents, reste naturel quoi qu'il arrive, prête toujours attention aux siens - moi entre autres - en toutes circonstances. Tom me fait rire avec ses dreads bien trop longues, ses pantalons qui resteraient encore trop grands si j'en passais un avec lui, ses techniques de dragues réputées infaillibles - et elles le sont - sa voix lorsqu'il tente de t'imiter, sa spontaneité, le plaisir qu'il prend à me critiquer, le rire qu'il pousse quand je fais de même, sa tendresse lorsque je ne suis pas bien, ses je t'aime qu'il prononce à tout va. Il compense quelque part ce que je n'ai plus. Et c'est peut être une des raisons pour lesquelles je suis encore avec toi, pour lesquelles je suis encore là, parce que Tom m'aide à tenir, me rassure. Tom est un optimiste né et adopte la philosophie du tout fini toujours pas s'arranger. Il me semble que toi & moi sommes un cas desespéré. Je suis toujours dans ses bras. Les miens sont pendus à son cou et il me caresse silencieusement les cheveux.


Tom : Zoïa tu te souviens de ce que je t'ai dis hier soir ?
Moi : Quoi ? Maintenant ?
Tom : Ouais.
Moi : Euh...d'accord.




•●•

Un Avis ?
Tu peux me noter ici et
Mrs K.





# Posté le dimanche 27 avril 2008 16:23
Modifié le mardi 20 mai 2008 12:35

Vier.

Vier.
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Sur fond d'Amy Winehouse
And now the final frame
Love is a losing game




La presse, les médias, les radios mentent mieux que toi. Ils font passer chacun d'entre vous - à quelques exceptions près - pour ce qu'il n'est pas ou plus dans ton cas. Tu donnes le ton : une bonne image, des sourires, un Bill Kaulitz apparemment sain, heureux, amoureux, simple. Et tout le monde se perd dans cette illusion. Des milliers de gens n'ont en tête qu'un Gustav angélique, grand timide, se retranchant derrière sa batterie et profondement gentil en passant. Tout ça sonne extremement faux et nombreux sont ceux qui passent à coté d'une réalité bien plus navrante. Auréolés de cette réputation depuis vos débuts, je me suis avancée sans crainte vers celui qui semblait le plus abordable, le plus accessible avant d'en être profondement déçue. Gustav s'avéra être l'opposé de ce qu'il paraissait. Il s'écoula plus de trois semaines avant qu'il ne daigne me reparler et j'eu dans l'idée qu'il aurait bien mieux fait de s'abstenir. Chacunes de mes actions, chacuns de mes gestes, de mes avis étaient immédiatement suivis par une remarque de sa part. La seule chose à laquelle il ne s'attendait pas était de me voir répliquer sur l'instant, lui énonçant chacunes des ses quatres vérités mes yeux dans les siens. Gustav appris à me haïr ce jour là. Je mis du temps à comprendre qu'il agissait de la même façon avec chacun des membres du groupe, sauf peut être avec toi et tu me promis qu'un jour entre lui et moi tout s'arrangerait. Je n'espérais rien et Gustav ne me porte toujours pas dans son coeur. Reste que je voudrais encore remonter au temps où tes promesses valaient encore quelque chose. Cette promesse de s'aimer encore encore et encore ce matin de Juillet. Et ta promesse de ne plus jamais me décevoir comme tu me déçus le soir même. La promesse de ne plus céder à ces tentations qui vont de concert avec le succés. Bien sûr, tu ne tenus aucune d'entre elles. Je crois que c'est à partir de ce moment là que mon amour pour toi commenca à s'éfritter. La première distance. Le premier sachet. Le premier parachute. Les premières fois où tu t'éloignas de moi, euphorique et sans te rendre compte que tu me faisais souffrir. Tout n'a été qu'une succession par la suite. Et tu me trouvas un soir les larmes au corps de peur de te perdre, toi aussi à cause de cette merde. Ton égoiste personne oublia tout ce que je lui avais confiée et ne cherchant pas à comprendre, tu m'entrainas - vulnérable - avec toi dans cette folie, pour la seule et unique fois. Tu ne vêcus quelques semaines que pour ces instants. Tu décrochas au moment où le mal était déjà fait. Tu fis tout pour ne plus m'y faire penser et je te pardonnais à demi-mots, sans en être moi même convaincue. Parallèlement, tu changeas du tout au tout. Le Bill Kaulitz, le gentil, le souriant, le bavard, l'ange laissa place à tout autre chose dans la vie de tout les jours. Tes exigences de star augmentèrent au fur et à mesure du succès du groupe. Aucun restaurant ne te satisfaisait. Les hôtels n'étaient plus assez bien pour toi. Une chambre ne te suffisait pas, il te fallait une suite. Ta panoplie de Bill Kaulitz édulcoré ne te quittait plus dès lors que tu mettais un pied dans la rue. Un jour tu arrêtas tes petites attentions régulières à mon égard, celles venant de ta propre initiative pour d'autres, largement plus impersonnelles, et choisies par les soins d'une assistante changeant chaque semaine. Et voilà ce qui expliquais pourquoi j'avais en ma possession plusieurs cadeaux quasiment identiques. Je le découvris un soir où pour une fois tu remarquas un bracelet qui ornait mon poignet. Et machinalement tu t'interrogeas sur sa provenance. Je n'eu même pas le coeur de répondre. Même nos moments en tête à tête - hormis nos nuits - ne portèrent plus ta griffe. On choisissait pour toi et il faut croire que cela te plaisait. J'eu l'impression de n'être qu'une tâche de plus à ton emploi du temps. Je rêvais d'une sortie improvisée, sans faux semblant, où le temps n'est pas un problème, où le luxe n'est pas nécessaire, où la seule chose qui importe c'est nous, toi et moi. Bill & Zoïa.



_



Moi : Allez Tom montes en encore quelques unes.
Tom : Ché pas fachile, tu veux pas redechendres un peu ?
Moi : Si tu passais un peu plus de temps à monter ces foutues marches et moins à manger tu serais dejà en haut.
Tom : Ché bon ché faim. Et puis chui cherré là dedans. Chi tu déchends chinq marches je te rechoins chans rien dire.



Et le compromis me parait honnête. Je met quelques trois secondes à redescendre les marches, tenant fermement l'étui à guitare de Tom dans ma main droite et finis par m'asseoir en attendant ton jumeau qui malgré tout continue à pester sur chaque mêtre qui nous sépare. En chemin, il prend le temps de terminer la gauffre au sucre qu'il s'était précipité d'acheter dès que sa faim s'était faite sentir à la sortie d'un parc dont j'ignore le nom. Avant de sortir de l'hôtel, il avait pris soin de se camoufler autant qu'il le pouvait. Il arborait un pantalon trois fois moins large qu'à l'habitude, un t-shirt kaki uni qu'il avait du t'emprunter, et ses dreads ne ressemblaient plus qu'à une horrible masse informe dissimulées sous un bonnet gris. Ton frère avait tenu la promesse qu'il m'avait faite sur la piste de danse : celle de me faire visiter Paris avant notre départ. Alors nous avions rapidement fait le tour de l'essentiel en une après-midi. Et Tom avait bravé la peur de se faire pourchasser si on le reconaissait pour tenir sa parole. Malgré la foule qui se presse dans cette endroit qu'il m'as dit s'appeller Montmartre, ton jumeau semble plus détendu que jamais, bien qu'un brin étriqué dans cet accoutrement dont il n'a pas l'habitude. Pour ma part, je me suis parée d'un simple jean et d'un large pull blanc dévoilant mon épaule gauche. Mes cheveux bruns sont attachés de manière classique, j'ai noué une de tes écharpes autour de mon cou - j'ai toujours aimé ton parfum - et des lunettes de soleil - bien qu'elles n'aient pas grande utilité - trônent sur le haut de ma tête. Ton frère et moi formont un couple plutôt atypique et nos conversations en allemand ne doivent que renforcer cette effet auprès des frenchies. Tom s'asseoit près de moi et étale ses jambes en contrebas. Et je l'écoute un moment, la tête posée sur son épaule, lui et ses doigts glissant sur les cordes de sa guitare sèche, reprenant les plus grands et les arrangeant à sa sauce. Ma mine absente devant le coucher du soleil le force à s'arrêter et à passer un de ses bras autour de mes épaules.



Moi : Qu'est-ce qu'on fait ici ?
Tom : On visite Paris. Et Paris sans Montmartre tu sais, c'est pas Paris.
Moi : D'où tu sors ça ?
Tom : D'une nuit avec une parisienne.
Moi : Qu'est que j'en sais après tout. C'est beau quand même.
Tom : Te forces pas à t'y intéresser si ta tête est ailleurs Zoïa. Profites juste.


Et l'odeur familière de ton écharpe me fait instantanement songer à toi. Je pense à cette giffle, à tes larmes sur le sol de la salle de bain. Je me rends compte que tu vas mal, aussi mal que je peux l'être, si ce n'est plus. J'ignore ce qui te pousses à changer à ce point et de ce fait, je ne peux rien pour toi. Quand bien même je voudrais t'aider plus que tout Bill, ta fierté me repousserait aussi violemment que ce geste que tu as eu envers moi. Je caresse ma joue, récemment meurtrie par la paume de ta main et enfouis mon visage dans ton écharpe. Je m'ennivre d'une des seules choses qui ne change pas chez toi tandis que la main de Tom caresse à son tour la proximité de mes lèvres.


Tom : T'as mal ?
Moi : Non
Tom : Il est tombé bien bas.
Moi : Je ne sais plus où on va tout les deux. Il a tellement changé Tom. Tellement.
Tom : Je sais mais c'est toujours Bill.
Moi : Pas le Bill que j'aime.
Tom : Alors quittes le Zoïa si tu penses que c'est la meilleure solution.
Moi : Justement, je ne sais pas quelle est la meilleure solution.
Tom : Tu te souviens de l'autre chose que je t'ai dit hier ?
Moi : Oui.
Tom : Tu mérites mieux que Bill
Moi : C'est avec toi que j'devrais sortir.
Tom : Tu mérites aussi mieux que moi.




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Un Avis ?
Tu peux me noter ici et
Mrs K.



Vous êtes tellement chouettes, tellement rapides à me commenter.
Vous me motivez, vous m'inspirez avec tout ça, tellement que je viens de commencer le nouveau chapitre.
Et je peux vous dire qu'il parlera en partie de la rencontre Bill-Zoïa. Je me trouvais pas assez claire sur ce point là. Donc vous saurez tout bientôt. Je ne vous dis pas de quoi il parlera du reste.
Vous le découvrirez bientôt, très bientôt si vous continuez à être ausi rapides :)
Un grand merci vaut mieux qu'un roman.
Donc MERCI Y a pas plus grand... :(
Bis bald.
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# Posté le vendredi 02 mai 2008 11:48
Modifié le dimanche 18 mai 2008 11:25

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