Sur un air de Duffy.
But you got to understand
That I need a man
Who can take my hand, yes I do
Les nuits sont toujours paisibles à tes côtés. Je finis sur le dos, toi sur le ventre et l'une de tes mains passe la nuit entre ma poitrine et mon nombril tandis que l'autre frôle le sol de la chambre. Nos membres trouvent naturellement leurs places habituelles. A mon réveil je retrouve le poids d'une de tes jambes sur l'une des miennes.
Je me souviens de ce jour en Juillet. Il va sans dire que tu dormais encore avec ta bouche grande ouverte. Même endormi tu ne peux pas tempêcher de l'ouvrir. La chaleur estivale avait envahie la chambre - Ritzienne - et le drap qui nous servait de couverture suffisait amplement. Tu t'agitas, tu scillas avant de tourner ta tête de l'autre côté. Ta main quitta mon corps. Je changeais de place en posant ma tête délicatement sur ton échine. Tu restas endormi et je me pris à révasser mon corps en angle droit contre le tien. Je te fixais de dos pendant quelques minutes. Puis je roulais le long du lit et enfilais l'un de tes caleçons. Je rajoutais l'un des mes marcels à cette tenue improvisée. Tu ne te réveillas pas avant seize heures. J'eu le temps de m'abrutir devant la télévision, de parfaire mon maquillage, de manger en compagnie de ton frère et de revenir me nicher dans ton cou. Je passa une main dans tes cheveux, je fis glisser mes doigts d'un tatouage à un autre - jusqu'à la liberté 89 - je te caressais le nez, posais amoureusement mes lèvres sur ta barbe naissante. Tu t'éveillas doucement à mon odeur Diesel. Tu ne dis rien pour faire durer le plaisir mais ton sourire te trahit et dans un geste qui me fis sursauter tu m'emprisonnas dans tes bras. Tes cheveux sentaient encore le tabac - froid - d'une discothèque trop bondée où nous avions passés la soirée. Ta voix éraillée prononçait des mots doux au creux de mon oreille et tu fis glisser ta main le long de mon entrejambe. Aucun de nous ne savait que ce soir là, nous nous disputerions, pour la première fois et en aucun cas la dernière, commençant à briser cette osmose qui à cet instant faisait de nous un couple heureux.
Ce matin tu ne te réveilles pas avant midi et tes premiers mots révèlent ton humeur du jour. Tu me remercies de t'avoir réveillé avec - faute d'un autre divertissement Bill - mon emission à la con. Tu ne m'accordes rien d'autre. Tu disparais dans la salle de bain et en ressors après une eternité. Tu ne sors plus jamais mal rasé, mal coiffé, pas maquillé. Je ne précise pas mal-habillé car je déteste ton style vestimentaire du moment. On parle peu, on s'évite. Quelques sourires hypocrites se dessinent sur nos lèvres. Il est plus d'une heure quand nous passons la porte du restaurant. Certains nous accordent un regard. Les autres picorent dans leurs assiettes sans se soucier de notre présence. La salle est à moitié vide et presque silencieuse. Je dis presque silencieuse parce que je perçois déjà dès l'entrée les pitreries de ton frère. Tom a posé ses fesses au fond et s'amuse, une cuillère en équilibre sur le bout de son nez. De là où nous sommes, Georg nous tourne le dos et ses mouvements d'épaules trahissent son amusement face à ton jumeau. Tu me fais signe d'avancer et te mentant à nouveau à toi même tu saisis ma main en chemin. Dans cette mascarade, je te donne la réplique et entrelace nos doigts. L'illusion semble parfaite alors que ton frère pose les yeux sur nous. Tu le salues de ta main libre, me lâches et t'asseois à sa droite. Même tes gestes tendres envers ton jumeau ont disparus. Je compense un peu en lui offrant une étreinte avec ma petite personne. Je fais de même avec Georg et prend place près de lui. Gustav n'est pas ici. Et je me dis que c'est tant mieux. Je n'aime pas Gustav. Et Gustav ne m'aime pas. Tu ne manges presque pas, rien n'étant assez bon pour ton estomac de star. Tu discutes avec ton frère qui lui satisferait bien sa faim de ton assiette à peine entamée. Tu m'ignores autant que je le fais. Je te regarde fier et tellement intouchable et reste sereine de ne rien te devoir. Je sens cette propension à nous supporter l'un et l'autre. Elle s'use, elle fatigue. Je ne t'aime plus mais je peux encore te désirer. Et pourtant j'ai besoin de toi, j'ai besoin de ma main dans la tienne. Again. Je pourrais te quitter et toi aussi. L'un comme l'autre n'ose franchir ce cap, effrayé de ce qu'il y aura après. Je redoute ce vide qui m'attendra, parce que tu es ma vie. Tom et Georg le sont aussi à des degrès différents. Je ne veux me résoudre à retrouver une vie que j'ai si facilement laissée pour toi. Tu redoutes de perdre la stabilité et d'agir comme ton frère le fais. Si lui s'y complais, tu ne le supporterais pas. Tu as peur de décevoir tes fans en t'affichant comme briseur de coeur. Bien qu'elles jubileraient de me voir écarter de ton lit. Tu ne veux pas que l'on te soupçonne à nouveau d'avoir des penchants pour un tiers du même sexe que le tien. Tu ne veux pas perdre l'auréole d'un homme comblé, si parfaitement parfait qu'avec une fille ça peut durer.
Georg : Tes valises sont commencées Zoïa ?
Moi : Mes valises ? Pourquoi mes valises ?
Georg : Tu sais bien qu'on rentre à Hambourg demain matin.
Pardon ? Mon regard se pose sur toi mais tu évites de le croiser. Tu te râcles la gorge signe que tu veux en parler plus tard. Je savais que Paris ne durerait pas mais de là à n'y rester que deux jours. Et j'affectionnais tellement cette ville qu'un jour tu m'avais promi de m'y emmener et de la découvrir ensemble. Demi-mensonge. Mais ai-je réellement le choix ? J'offre aux deux autres mon plus beau sourire avant de quitter la table. Je ne t'accordes aucun regard. Je sors du restaurant, ondulant des hanches sachant bien que tu me regardes. Tu me rejoins dans notre chambre au bout de d'un quart d'heure. Je t'attend patiemment sur le lit. Je t'observe, en appui sur mes avant-bras. Je me lève, m'approche, et plante mes yeux dans les tiens. Comptais tu me prévenir à l'arrivée ? Une envie insolente de vengeance traverse mon esprit. Je voudrais appuyer là où ça fait mal, que ça te presse le coeur, à supposer que tu en ai toujours un.
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Un Avis ?
Mrs K.
Un jour j'écrirais une fiction. Une bonne fiction hein entendons nous bien.
L'héroine sera une groupie sans cervelle qui se pique de croire qu'ils lui appartiennent. Par hasard dans la rue, elle trouvera une place de concert - Oh tiens Tokio Hotel - et quelle coincidence puisqu'elle les aime. Elle arrivera au premier rang et chantera pendant la seule chanson qu'elle connait. Bill croisera son regard et tombera éperdument amoureux d'elle. En deux jours, elle aura le temps de devenir sa petite amie. Le lendemain il lui dira qu'il l'aime et qu'il ne peux plus vivre sans elle. Au bout d'une semaine il finira par la demander en mariage. Elle acceptera bien qu'entre temps, elle se sera tapé Tom - mais Bill lui aura pardonné au bout d'un heure - Elle sera devenue la meilleure amie de Georg après qu'ils se soient parlés une fois en tout et pour tout. Pour finir, elle présentera à Gustav son âme soeur qui n'est un autre que - Oh que ça tombe bien - sa meilleure amie. Pratique. Oui une bonne fiction je vous l'ai dis.
Et certains lisent ce genre de fictions qui n'ont ni-queue-ni-tête. Au dela de la façon d'écrire - chacun la sienne - je pense qu'une fiction doit avoir un minimum de bon sens, un soupçon de réel tant qu'à faire.
Mais ils sont seuls juges et tout les goûts sont dans la nature après tout.
Quant à moi désolé mais je ne les comprends décidement pas.
Sur ce, l'inspiration fuse et j'écris les premières lignes d'un nouveau chapitre.
Bis bald.
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